7e Appel à projets du RIISQ (2026-2028)

Les cultures du risque au Québec : histoire, savoirs, politiques et pratiques intersectorielles

Cet appel à projets du RIISQ vise à explorer la manière dont les représentations individuelles et sociales des risques (incluant les inondations et autres risques liés à l’eau et au milieu de vie) ont un impact sur les façons d’intervenir en cas de désastres et les choix sociaux qui les motivent. Il s’agira donc de proposer des projets de recherche intersectoriels qui tenteront de répondre à ces questions : comment spécifiquement des cultures de risque ont-elles été construites au Québec? Comment sont-elles constamment définies et redéfinies? Comment transforment-elles nos façons d’agir? Sur quels aspects concrets reposent ces cultures du risque et comment sont-elles transformées par des phénomènes contemporains, tels que les bouleversements climatiques, les crises économiques et les conditions politiques et géopolitiques?

Résultats du septième appel à projets du RIISQ : Quatre projets pour mieux comprendre et transformer les cultures du risque au Québec

Nous sommes fiers d’annoncer que quatre projets d’envergure ont été sélectionnés. Le RIISQ, financé par le Fonds de recherche du Québec, y investira 800 000 $, auxquels s’ajoutent près de 250 000 $ en contributions des partenaires, portant à plus de 1 million de dollars la valeur totale des activités de recherche :
  • ARTERISQ – Arts, Territoires et Résilience aux Inondations : cultures du risque et médiations intersectorielles au Québec, dirigé par Isabelle Thomas (UdeM), permettra de mieux comprendre la construction des cultures du risque et de développer des approches innovantes de médiation entre sciences, société et arts.
  • Représentations des désastres et cultures du risque : Épistémologies du risque d’inondation et réponses aux désastres au Québec, dirigé par Gonzalo Lizarralde (UdeM), analysera les récits entourant les inondations afin de mieux comprendre leur influence sur les cultures du risque et les choix d’action.
  • Le rapport à l’eau potable au Québec : usages et perspectives croisées, dirigé par Emmanuelle Bouchard-Bastien (INRS), documentera les perceptions du risque de pénurie d’eau et l’influence des expériences climatiques passées sur celles-ci.
  • Évaluation de la performance et de la contribution à la résilience d’infrastructures bleues et vertes dans le Sud-Ouest de Montréal par une approche intégrée d’écologie urbaine et d’analyse du cycle de vie, dirigé par Cécile Bulle (UQAM), produira des connaissances et des outils d’aide à la décision pour mieux évaluer les bénéfices environnementaux et socioéconomiques de ces infrastructures.
Fait important : au delà de 60 % du financement du RIISQ, soit 480 000 $, est consacré au soutien de la relève, contribuant à préparer une nouvelle génération à faire face aux risques systémiques liés à l’eau et aux inondations.
Après sept années de mise en réseau, ces projets illustrent aussi la force de la recherche intersectorielle du RIISQ : 50 membres, 8 universités et 28 partenaires issus des milieux municipal, gouvernemental, privé et de la société civile sont mobilisés.
 
Félicitations à toutes les personnes engagées! Nous avons hâte de voir ces collaborations en action et de partager les connaissances qui en émergeront.